Les défis et tendances dans l'industrie du lait

L’industrie du lait est une grosse affaire en Ontario. Elle constitue le secteur agricole le plus important, avec 1,7 milliard de dollars comptant pour 20 p. 100 de la production agricole de la province. Actuellement, l’Ontario a 4,200 producteurs possédant un troupeau comptant en moyenne près de 76 bêtes. Ces producteurs ont dépensé un peu plus d’un milliard l’an passé dans leurs communautés, ce qui souligne l’importance de l’industrie.

Comme de nombreux biens et services marchands, le secteur du lait traverse une période de changements. Plusieurs producteurs se posent la question suivante : «Que dois-je faire pour demeurer concurrentiel?» Actuellement, la plupart des nouvelles étables en construction dans les comtés de Oxford, Huron et Perth sont des logettes pouvant abriter et traire 100 vaches. La tendance est évidente : de plus gros troupeaux et moins de fermes! Cependant, ceci ne signifie pas nécessairement la fin des petites entreprises familiales. Les producteurs s’engageant à long terme dans cette industrie devraient connaître les quatre facteurs principaux pouvant influencer leur survie et leur rentabilité :

  • Les économies de production
  • Le contrôle des coûts
  • L’échelle de l’exploitation
  • La dette

Le secret du succès, c’est de se concentrer sur tous les facteurs qui affectent le profit et de s’efforcer d’atteindre un équilibre qui inclue la qualité de vie.

Dans sa forme la plus simple, le profit peut se définir comme suit : (prix – coûts de production) x volume. Cette équation peut servir à évaluer la SANTÉ FINANCIÈRE et L’ORIENTATION FUTURE d’une exploitation laitière.

Qu’est-ce qui fait qu’une entreprise est prospère?

  1. Le prix : Le lait et le revenu de subvention de quota par kg peuvent varier de façon importante d’une ferme à l’autre. Changer le rapport protéine / gras peut influencer le retour par kg sur les ventes de quota. Des marges de profit plus serrées et des valeurs de quota élevées forceront les producteurs à maximiser les retours de leurs quotas en avoirs. Les revenus du lait comptent pour environ 85 p. 100 du revenu total de la plupart des fermes laitières.
  2. Les coûts de production : Encore une fois, l’échelle des coûts de production d’un litre de lait peut varier grandement. Les producteurs devraient suivre de près le rendement de chacune des activités comme le lait, le remplacement du troupeau et les cultures, afin de déterminer quel secteur de l’exploitation fonctionne le mieux. Appliquez la règle du 60 p. 100 : le total des dépenses moins le dépréciation et les paiements d’intérêts devraient, idéalement, compter pour moins de 60 p. 100 du revenu. Le Programme d’analyse de la gestion agricole en Ontario constitue un excellent programme pour déterminer là où les dépenses sont trop élevées.
  3. Volume : Visez à produire de grandes quantités de lait, tant par vache que par personne. Essayez d’atteindre une production moyenne de lait par troupeau qui soit au moins de 10 p. 100 supérieure à la moyenne provinciale. Une production de lait efficiente se résume en une phrase : maximiser l’ingestion de matières sèches. Identifiez les entraves à l’ingestion, et corrigez-les.

Alors que nous approchons du tournant du siècle, les producteurs doivent faire face à plusieurs défis et incertitudes :

  • des marges de profit plus restreintes
  • une nouvelle technologie
  • la gestion des approvisionnements futurs et les valeurs de quota
  • des dépenses accrues tirées du revenu brut de la ferme (particulièrement en ce qui concerne les coûts de vie de la famille)

En examinant leurs buts personnels, financiers et de production, les producteurs devraient toujours se souvenir des défis à venir auxquels l’industrie sera confrontée.

En raison des investissements importants que requiert présentement l’industrie laitière, il est important de bien gérer son argent.

Utilisez votre capital sagement en analysant tous les changements majeurs de l’entreprise, et n’apportez des changements qu’une fois que vous ayez effectué des projections de mouvements de trésorerie réalistes. Appliquez la règle de la vulnérabilité : votre entreprise peut-elle faire face à une chute de revenu de 5p. 100 ainsi qu’à une augmentation des dépenses de 5p. 100? L’endettement n’est pas nécessairement mauvais, mais assurez-vous que vous puissiez bien l’assumer.

En conclusion, l’industrie laitière est très productive, très efficace et constitue une partie importante de notre économie. Je crois que les producteurs qui acceptent de s’adapter aux changements ont raison d’envisager l’avenir avec optimisme.

 


Auteur : Brian Lang - spécialist des systèmes de production laitière/MAAARO
Date de création : 11 avril 1997
Dernière révision : 10 janviér 2011

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