Confort des vaches laitières - Dimensions des logettes

Table des matières

  1. Concepts
  2. Choix - Entretien des logettes et gestion du fumier
  3. Mensurations des vaches
  4. Exigences d'espace
  5. Dimensions des logettes exprimées en proportion des mensurations
  6. Barre de cou
  7. Mouvement d'élancement vers l'avant ou en diagonale
  8. Éléments séparateurs et largeur des logettes
  9. Logettes d'extrémité
  10. Longueur et pente de la plate-forme
  11. Longueur et hauteur de la logette
  12. Bordure d'arrêt
  13. Surface au-delà de la bordure d'arrêt
  14. Courroie ou tuyau de restriction - logettes ouvertes à l'avant
  15. Logettes avec litière de sable
  16. Sol des logettes et litière
  17. Litière - Système de gestion du fumier et vaches boiteuses
  18. Taux d'occupation et désordre social
  19. Espace à la mangeoire
  20. Dispositifs de restriction à la mangeoire
  21. Mangeoire (table d'alimentation) et auge
  22. Marches et élévations
  23. Biosécurité
  24. Croquis, liste d'ouvrages et coordonnées de l'auteur

1. Concepts

Pour concevoir des logettes, il faut connaître les mensurations des vaches et l'espace dont elles ont besoin. Les dimensions des logettes doivent permettre à l'animal de se tenir debout, de se coucher, de faire les mouvements pour se lever et se coucher sans se blesser ni éprouver de la douleur ou de la peur. Non seulement les logettes doivent-elles être confortables pour les vaches, mais elles doivent aussi rester propres et faciliter l'entretien pour les travailleurs. Le présent document précise les mensurations des vaches, l'espace dont elles ont besoin et les dimensions des logettes pour la vache Holstein moderne canadienne. Les concepts présentés dans les tableaux 1 et 2 peuvent être utilisés pour concevoir les logettes des génisses de race Holstein ou d'une autre race laitière.

2. Choix - Entretien des logettes et gestion du fumier

  • Le choix du système de gestion du fumier et le temps à consacrer à l'entretien sont déterminants dans la conception des logettes.
  • Par exemple, un protocole de nettoyage se limitant à une séance de nettoyage quotidienne risque de ne pas être compatible avec des dimensions de logettes axées sur le confort des vaches.
  • Une étude menée à l'Université de la Colombie-Britannique (en anglais University of British Columbia ou UBC) révèle qu'une logette est davantage fréquentée si sa largeur est de 127 cm (50 po) que si elle est de 114 cm (45 po), mais qu'elle se salit aussi beaucoup plus.
  • Bien que plus accueillantes pour les vaches, des logettes plus larges nécessitent plus d'entretien au quotidien.
  • Au départ, il faut décider si le choix des logettes reposera avant tout sur la facilité d'entretien ou sur le confort des vaches, ou s'il devra s'agir d'une solution de compromis entre ces deux paramètres.
  • L'automatisation des opérations de nettoyage pourrait amener les producteurs à opter pour des logettes plus grandes et plus agréables pour les vaches.
  • Il doit y avoir compatibilité dans les choix qui sont faits concernant la surface des logettes, la litière utilisée et le système de gestion du fumier.

3. Mensurations des vaches

  • La grosseur des vaches varie d'un troupeau à l'autre et au sein d'un même troupeau. La première étape dans la planification de la grosseur des logettes consiste à prendre les mensurations des vaches à leur première lactation et des vaches à maturité du troupeau. La hauteur à la croupe et la largeur des hanches sont des données utiles à l'estimation de plusieurs autres mensurations.
  • Étant donné que plusieurs mensurations sont proportionnelles, des rapports fournissent des estimations assez justes des mensurations des veaux, des génisses et de différentes races laitières.

Figure 1. Photo d'une vache jersiaise couchée dans la posture longue, avec une patte antérieure étendue vers l'avant.

Figure 1. Les différences de gabarit entre les vaches au sein d'un même troupeau et d'un troupeau à l'autre font ressortir la nécessité de mesurer les vaches avant de décider des dimensions des logettes.

  • o On peut avoir des logettes de trois formats différents (pour les génisses à leur première lactation, les vaches en lactation et taries et les vaches ayant des besoins particuliers), afin d'y loger des vaches de différentes statures et de répondre aux besoins spécifiques de certaines vaches au sein du troupeau.
  • Prendre les mensurations des vaches de petit, de moyen et de grand gabarits.
  • Une étable n'offrant qu'une seule grandeur de logette est une source de problèmes pour la régie du troupeau et pour les vaches. La propreté des logettes et des vaches, la main-d'œuvre, les mammites, les maladies des pieds et le confort des vaches sont autant de points à prendre en considération relativement aux étables servant à loger un seul groupe.
  • Le tableau 1 présente les mensurations de vaches Holstein canadiennes à maturité au sein d'un troupeau local, ainsi que les rapports fondés sur les proportions morphologiques permettant d'obtenir des valeurs estimatives des mensurations. Il indique, par exemple, une hauteur à la croupe de 152 cm (60 po), une longueur du museau à la queue de 2,6 m (8 1/2 pi) et une largeur de hanches de 64 cm (25 po).

Tableau 1. Exemples de mensurations de vaches Holstein à maturité et rapports procurant des estimations à partir de la hauteur à la croupe et de la largeur des hanches.

Mensurations En cm (po) Rapports
Du museau à la queue 259 (102);
étendue : 244-279 (96-110)
1,6 x hauteur à la croupe
Longueur de l'empreinte - position couchée 183 (72);
173-193 (68-76)
1,2 x hauteur à la croupe
Largeur de l'empreinte 132 (52);
122-137 (48-54)
au moins 2 x largeur des hanches
Espace d'élancement 61 (24);
58-66 (23-26)
0,4 x hauteur à la croupe
Longueur de l'enjambée au lever 46 (18) 0,3 x hauteur à la croupe
Hauteur à la croupe - à maturité Médiane : 152 (60);
étendue : 147-163 (58-64)
 
Hauteur à la croupe - première lactation Médiane : 147 (58);
25 % supérieurs : 150 (59)
 
Distance des pattes avant aux pattes arrière - debout 152 (60);
étendue : 147-163 (58-64)
1,0 x hauteur à la croupe
Hauteur du garrot 152 (60);
étendue : 147-163 (58-64)
1,0 x hauteur à la croupe
Largeur des hanches 66 (26);
étendue : 61-69 (24-27)
 

4. Exigences d'espace

  • Une vache de 612 kg (1350 lb) occupe une longueur de 3 m (118 po) et une largeur de 1,1 m (43 po) en position couchée (UBC research).
  • Les observations des mouvements de lever et de coucher de vaches non entravées révèlent qu'une vache Holstein canadienne à maturité utilise un espace de 2,6 m (102 po) de long et de 1,32 m (52 po) de large, auquel s'ajoute une longueur supplémentaire de 51 cm (20 po) (entre 41 et 61 cm ou 16 et 24 po) pour le mouvement d'élancement vers l'avant.
  • Les figures 2 et 3 illustrent les mensurations de la vache qui servent à déterminer son espace vital.
  • La longueur du museau à la queue correspond à la distance du museau à la queue d'une vache en station debout avec la tête vers l'avant. Le cou de la vache dessine une courbe lorsque celle-ci est en position couchée, de sorte que la longueur du museau à la queue est alors moins grande que

Figure 2. Croquis montrant les quatre postures normales d'une vache en position couchée : longue, large, en boule et étroite.

Figure 2. Mensurations prises sur des vaches en station debout, utiles à la conception des logettes. La longueur et la largeur des empreintes des vaches en position couchée sont d'autres mesures indispensables.

  • La longueur de l'empreinte correspond à la longueur du genou avant replié à la queue alors que la vache est couchée dans une posture étroite. Elle correspond à la longueur de plate-forme nécessaire à la vache pour qu'elle s'allonge confortablement dans sa logette. En position couchée, la longueur de l'empreinte augmente lorsque la vache allonge sa patte antérieure dans la posture normale (longue).
  • Lorsque la vache est couchée dans la posture étroite, la pointe du jarret de la patte arrière du dessus et la protubérance de l'abdomen du côté opposé définissent la largeur de l'empreinte. Il s'agit là de la largeur minimale de la logette pour une vache couchée.
  • Toutefois, pour un plus grand confort, la plupart des nouvelles étables à stabulation libre comportent des logettes dont la largeur dépasse celle de l'empreinte d'une vache couchée dans la posture étroite.

Figure 3. Photo de vaches laitières de race Holstein se tenant debout dans leur logette.

Figure 3. La longueur de l'empreinte va du genou avant replié à la queue (flèches) quand la vache est couchée en posture étroite. Cette longueur détermine celle de la plate-forme.

  • L'espace d'élancement correspond à l'espace nécessaire à la vache pour effectuer les mouvements de lever et de coucher. Cet espace est délimité par les mouvements de tête successifs vers l'avant, vers le bas, puis vers le haut lorsqu'elle se propulse vers l'avant et vers le haut pour adopter la station debout. Il est aussi délimité par les déplacements latéraux de l'arrière-train.
  • Il faut connaître l'espace d'élancement si l'on veut positionner correctement les barres de cou, les courroies ou barres de restriction et les bordures avant ou créer un espace social dans les logettes ouvertes à l'avant qui se font face.
  • Le museau de la vache occupe un espace allant de 10 à 30 cm (4 à 12 po) au-dessus du sol lorsqu'elle se couche ou qu'elle se lève.

Figure 4. Illustration de la position dite " perchée ", où les vaches sont debout avec les pattes avant sur la plate-forme de leur stalle et les pattes arrière dans le couloir.

Figure 4. Sur ce cliché, la largeur de l'empreinte se mesure du jarret gauche au côté droit de l'abdomen, ce qui représente ici une distance d'environ 1,32 m (52 po). La largeur augmente lorsque les pattes arrière sont étendues vers l'extérieur ou que la vache passe de la posture étroite à large.

Figure 5. Vache vue de l'arrière, se tenant debout en diagonale (en biais) dans une logette.

Figure 5. Quand elle se lève sans entraves au pâturage, la vache occupe tout l'espace délimité par les lignes blanches sur la photo lors des mouvements successifs vers l'avant, vers le bas, puis vers le haut. Pendant le mouvement de lever, cette vache s'est propulsée vers l'avant sur une distance correspondant à environ 22 % de la distance du museau à la queue.

5. Dimensions des logettes exprimées en proportion des mensurations

  • Il est indispensable de connaître la distance du museau à la queue, mais cette mesure est difficile à prendre.
  • Par contre, il est facile de mesurer la largeur des hanches et la hauteur à la croupe. Or, ces deux mesures peuvent servir à dimensionner les logettes grâce au rapport de proportionnalité qui existe entre de nombreuses mensurations.
  • Le tableau 2 présente les dimensions des logettes, les rapports de proportionnalité estimatifs entre les mensurations et des exemples de calcul effectués pour des vaches Holstein à maturité d'un troupeau à l'étude.
  • Les figures 42 et 43, à la fin du présent document, montrent des logettes disposées face à face et des exemples de dimensions.
  • Toujours mesurer les vaches avant de décider des dimensions des logettes.

6. Barre de cou

  • La barre de cou est le dispositif de restriction (souvent un tuyau) fixé à la face supérieure ou à la face inférieure de la membrure supérieure de l'élément séparateur.
  • La barre de cou limite le déplacement vers l'avant de la vache alors qu'elle est debout dans sa logette. La barre de cou a un effet sur la propreté des logettes et sur le temps que les vaches passent en position debout et « perchée », mais pas le temps qu'elles passent couchées.
  • La surface sur laquelle reposent les pieds de la vache (p. ex., matelas, tapis ou litière) constitue le point de référence pour la hauteur de la barre de cou.
  • Au moment de la construction, mesurer la hauteur de la barre de cou par rapport à la surface de la plate-forme en béton et ajouter la hauteur du revêtement ou de la litière.
  • La hauteur au-dessus du revêtement ou de la litière peut correspondre à environ 0,8 fois la hauteur à la croupe. Elle peut être de 122 cm (48 po) pour les génisses à leur première lactation ou de 127 cm (50 po) pour les vaches à maturité.

Tableau 2. Dimensions des logettes, rapports de proportionnalité estimatifs entre les mensurations et exemples de calculs pour des vaches Holstein à maturité

Dimensions des logettes Rapports Exemples pour une vache de taille médiane
Longueur de la logette du seuil à la bordure avant 2,0 x hauteur à la croupe 2,0 x 60 po = 120 po
Longueur de la logette, logettes ouvertes à l'avant, face à face 1,8 x hauteur à la croupe 1,8 x 60 po = 108 po
Longueur de la plate-forme = longueur de l'empreinte 1,2 x hauteur à la croupe 1,2 x 60 po = 72 po
Hauteur de la barre de cou au-dessus des pieds de la vache 0,83 x hauteur à la croupe 0,83 x 60 po = 50 po
Position avant de la barre de cou = longueur de la plate-forme - 2 po (1,2 x hauteur à la croupe) - 2 po (1,2 pi x 60 po) - 2 po = 70 po
Courroie de restriction, logettes ouvertes à l'avant de 18 pi 0,6 x hauteur à la croupe 0,6 x 60 po = 36 po
Courroie de restriction, logettes ouvertes à l'avant de 16 pi 0,7 x hauteur à la croupe 0,7 x 60 po = 42 po
Largeur de la logette - dist. de c. à c. entre les éléments séparateurs 2,0 x largeur des hanches 2,0 x 25 po = 50 po
Espace entre la bordure d'arrêt et l'élément séparateur Largeur du pied 5 po
  • La position avant de la barre de cou se mesure à l'horizontale depuis le seuil de la logette. La distance peut être de 173 cm (68 po) pour les génisses à leur première lactation ou de 178 cm (70 po) pour les vaches à maturité.
  • La membrure supérieure de l'élément séparateur tient lieu de barre de cou quand la vache fait son mouvement d'élancement à travers l'ouverture de l'élément séparateur.
  • En plus de contribuer à la propreté de la logette, une barre de cou bien positionnée permet à la vache de se tenir en ligne droite, les quatre pieds à l'intérieur de la logette et de se lever sans entrer en contact avec la barre.
  • La barre de cou doit être plus basse que le garrot et en avant de celui-ci.
  • La barre de cou se trouve habituellement directement au-dessus de la bordure d'arrêt ou à 2,5-5 cm (1-2 po) de celle-ci, à l'intérieur de la logette.
  • Un mauvais positionnement de la barre de cou peut se manifester par des vaches qui restent en position « perchée », des vaches qui se tiennent debout en diagonale ou des vaches qui ont des blessures au cou.
  • Les ulcères de sole et la boiterie apparaissent quand les barres de cou forcent les vaches à adopter la position « perchée » alors qu'elles sont debout, c.-à-d., à garder les deux pieds avant sur la plate-forme et les pieds arrière dans le couloir.
  • Si la vache heurte la barre de cou chaque fois qu'elle se lève, il en résultera des blessures, de la douleur, de la peur, de la frustration, du stress et une modification de l'usage de la logette.
  • Une courroie en nylon située à l'arrière de la barre de cou (figure 7) augmente la fréquence de la position « perchée ».
  • La distance entre les barres de cou des logettes ouvertes à l'avant et se faisant face devrait être au moins égale à la distance du garrot à la queue d'une vache, de sorte qu'une vache puisse se tenir debout dans l'espace ouvert. Cet aménagement est possible dans des logettes face à face qui font 5,5 m (18 pi), ce qui n'est pas le cas si les plates-formes font 4,9-5,2 m (16-17 pi).
  • Certains ajoutent une courroie de cou en plus de la barre d'arrêt. Comme la courroie de nylon peut remonter facilement de par sa flexibilité, elle évite aux vaches de se blesser. La barre d'arrêt pour sa part empêche les vaches de ramper vers l'avant (figure 8).

Figure 6. Vue d'une rangée de stalles se faisant face. La photo permet de voir des stalles de 5,5 m (18 pi) à ouverture frontale dans lesquelles plusieurs vaches se tiennent debout ou couchées en ligne droite.

Figure 6. Une barre de cou placée à 1,27 m (50 po) au-dessus du matelas et à 1,78 m (70 po) au-delà du seuil permet à cette vache de se tenir droite dans la logette avec les quatre pieds sur la plate-forme.

Figure 7. Photo d'une rangée de logettes faisant face à un mur. Dans l'une d'elles, une vache couchée en sens inverse. Pour cette vache, faire face au couloir élimine les éléments qui gênent ses mouvements quand elle se lève.

Figure 7. Une barre de cou ou une courroie de cou peut occasionner des traumatismes répétés à la région de la bourse sus-épineuse (cou) quand une vache se tient debout dans la logette et quand elle fait les mouvements de lever et de coucher.

7. Mouvement d'élancement vers l'avant ou en diagonale

  • Lors des mouvements normaux de lever et de coucher, une vache Holstein à maturité utilise une longueur d'environ 3 m (une dizaine de pieds) mesurée de la queue au museau, une fois la tête allongée lors du mouvement d'élancement vers l'avant.
  • Tout obstacle dans l'espace réservé au mouvement d'élancement vers l'avant (p. ex., une vache en face quand les logettes sont courtes, un mur, un amas de litière, une bordure de béton, un poteau, une barrière, un tuyau transverse) amène la vache à se placer en diagonale dans sa logette alors qu'elle est debout, couchée ou en train de se lever.
  • Prévoir suffisamment d'espace non obstrué à l'avant pour permettre le mouvement d'élancement vers l'avant et le coup de tête.
  • Les logettes qui font face à un mur ou qui comportent un obstacle à l'avant doivent avoir 3 m (10 pi) de plate-forme entre le seuil de la logette et l'obstacle.
  • Dans les logettes face à face, les plates-formes doivent mesurer 5,5 m (18 pi). Une vache peut alors utiliser l'espace au centre au-delà de la bordure. En position couchée, la vache a besoin d'une longueur de 2,4-2,6 m (8-8 1/2 pi) du museau à la queue.
  • Si elles doivent s'allonger la tête vers un côté de la logette, choisir un élément séparateur offrant une ouverture suffisamment large pour faciliter les mouvements de lever et de coucher (voir ci-dessous).
  • La vache doit pouvoir s'allonger la tête au-dessus de la membrure inférieure de l'élément séparateur, qui doit par conséquent arriver à une trentaine de centimètres (une douzaine de pouces) au-dessus du matelas.

Figure 8. Photo d'une vache couchée sur le flanc droit dans sa logette. Sa patte arrière gauche sort de la logette et son pied se trouve dans le couloir. L'une de ses pattes avant est tendue perpendiculairement à son corps le long d'une bordure d'arrêt élevée qui l'empêche de s'allonger les pattes antérieures vers l'avant dans une posture normale.

Figure 8. Afin de prévenir les blessures, le producteur a déplacé la barre de cou pour la fixer à la membrure inférieure de l'élément séparateur et en faire une barre de poitrine, et a installé une courroie de cou en nylon à l'emplacement de l'ancienne barre de cou.

8. Éléments séparateurs et largeur des logettes

  • Les éléments séparateurs déterminent la largeur dont disposent les vaches dans leur logette.
  • Comme les vaches font dix mouvements pour se lever et dix pour se coucher chaque jour, elles ont avantage à disposer de suffisamment d'espace lorsqu'elles entrent dans leur logette et en sortent. Il est donc important de bien choisir l'élément séparateur.
  • Les obstacles qui gênent le mouvement d'élancement vers l'avant forcent les vaches à s'allonger le cou de côté à travers les membrures de l'élément séparateur.
  • Les éléments séparateurs conçus pour permettre aux vaches de s'allonger le cou de côté présentent un plus grand dégagement entre leurs membrures supérieure et inférieure. La membrure supérieure devient la barre de cou. La membrure inférieure ne doit pas gêner l'allongement du cou quand la vache se lève ou se couche.
  • Les éléments séparateurs et les logettes étroites qui obligent les vaches à se coucher en ligne droite sur la plate-forme peuvent occasionner des blessures.
  • Se fier à la largeur de l'empreinte de la vache pour déterminer la largeur de logette minimale qui lui convient (soit environ deux fois la largeur des hanches).
  • Une largeur minimale empêche les vaches de se coucher dans des postures larges normales.
  • Des logettes plus larges compensent les difficultés qu'engendrent des logettes courtes.
  • On installe les éléments séparateurs à 1,27 m (50 po), de centre à centre, pour des vaches Holstein à maturité de format moyen, ce qui laisse 1,22 m (48 po) de largeur de logette utilisable.
  • Dans la pratique, les éléments séparateurs sont installés à une distance, de centre à centre, allant de 1,22 à 1,32 m (de 48 à 52 po), afin d'offrir des largeurs de logette de 1,22 m à 1,32 m (de 48 à 52 po), pouvant accueillir des vaches de différentes statures ou aux besoins particuliers.
  • Un élément séparateur qui limite l'espace à l'arrière de la plate-forme à 30-36 cm (12-14 po) décourage la vache de marcher le long de l'arrière de la stalle.
  • Si la membrure inférieure de l'élément séparateur est trop haute par rapport à la plate-forme, elle piégera la vache ou ses hanches (figure 11).
  • Pour permettre aux vaches de s'allonger le cou de côté plus facilement lorsqu'elles se lèvent ou se couchent, la membrure inférieure de l'élément séparateur doit arriver à une trentaine de centimètres (une douzaine de pouces) de la plate-forme.
  • Chaque élément séparateur ou paire d'éléments séparateurs doit être fixé à un poteau d'appui ou au sol.
  • Tout tuyau transversal servant à la fixation de la membrure inférieure peut nuire au mouvement d'élancement de la vache et représente un danger.
  • es tuyaux transversaux servant à la fixation des membrures supérieures des éléments séparateurs peuvent constituer un danger, mais pas dans toutes les installations.
  • Les éléments séparateurs qui permettent aux vaches de s'allonger la cou de côté sont utiles dans les étables d'un certain âge qui possèdent des logettes courtes.
  • La figure 24 présente un élément séparateur dont la membrure inférieure se prolonge plus loin vers le seuil de la logette avant de remonter vers le haut. Les éléments séparateurs sont censés forcer les vaches à se coucher en ligne droite dans la logette. De par l'aspect brillant de la tubulure, on devine que les vaches heurtent fréquemment ce genre d'éléments séparateurs, ce qui peut leur occasionner des contusions.
  • Par comparaison, la figure 9 présente des éléments séparateurs ayant une courbe différente. La membrure inférieure présente ici une courbure qui remonte plus rapidement vers l'arrière de la logette. Cette courbure procure aux vaches amplement d'espace pour les hanches (entre 61 et 69 cm ou 24 et 27 po) tout en les empêchant de rouler sous l'élément séparateur.
  • La pente de la membrure supérieure des éléments séparateurs illustrés à la figure 9 permet aux vaches de se balancer facilement la tête par-dessus au moment où elles sortent des logettes. Elles peuvent faire ce mouvement alors que leurs pattes antérieures sont encore sur la plate-forme. Toutefois, les éléments séparateurs illustrés à la figure 20 n'offrent pas la même liberté de mouvement, de sorte que les vaches doivent reculer dans la logette avant de se retourner.

9. Logettes d'extrémité

  • Une logette d'extrémité doit fournir l'espace dont la vache a besoin pour s'y coucher et sortir de la logette en reculant. L'espace doit être suffisant pour la croupe et le balancement de la tête. Autrement, ce genre de logette devient à sens unique, ce qui déplaît aux vaches. Les éventuelles bordures de béton ou les murs dans les logettes d'extrémité constituent des risques de blessures aux pointes des hanches.
  • Les bordures de béton restreignent les postures normales des pattes, de sorte que certaines vaches évitent ces logettes.
  • Placer les abreuvoirs sur le mur extérieur ou à l'intersection des couloirs plutôt que contre la logette d'extrémité, et ce pour faciliter la circulation des vaches à l'intersection des couloirs et éviter de détremper les plates-formes.
  • Utiliser un élément séparateur, même à l'extrémité.
  • Utiliser un bout de planche de gorge ou un tuyau de plastique comme bordure d'extrémité.

Figure 9. Vue en plongée de logettes pourvues d'une litière de sable. La photo montre une occupation en alternance des stalles de 4,5 m (15 pi) disposées face à face, où les vaches occupent une stalle sur deux. Les stalles faisant face à une stalle occupée sont vides.

Figure 9. Un bon écartement des membrures des éléments séparateurs et des logettes ouvertes à l'avant permettent aux vaches de faire le mouvement d'élancement à la fois vers l'avant et en diagonale. La vache sur la photo n'a pas heurté la barre de cou en se levant et a pu faire un pas en avant par-dessus la bordure d'arrêt parce que celle-ci est basse.

Figure 10. Deux photos l'une au-dessus de l'autre montrant une vache au pâturage en train de se lever. Les clichés montrent deux étapes du mouvement de lever : le mouvement vers l'avant et le pas vers l'avant.

Figure 10. On voit ici des éléments séparateurs qui présentent des difficultés pour des vaches logées dans des logettes où elles doivent s'étirer le cou de côté pour se lever. La membrure inférieure se trouve à 46 cm (18 po) au-dessus de la plate-forme. Elle est trop haute pour permettre à la vache de s'allonger le cou de côté. De plus, dans les premières logettes, une barrière empêche les vaches de s'allonger le cou vers l'avant.

Figure 11. Photo d'une vache en position debout se tenant sur ses deux pattes antérieures et sur sa patte arrière droite, la patte gauche arrière levée vers l'avant, en train de se lécher pour nettoyer le pli entre sa mamelle et sa patte. La photo révèle une bonne adhérence des planchers en caillebotis à revêtement de caoutchouc.

Figure 11. Cette photo montre les mêmes éléments séparateurs qu'à la figure 10, mais ceux-ci sont installés dans une nouvelle étable. Ici, les vaches ont de l'espace pour s'élancer vers l'avant. Par contre, il est arrivé que des vaches restent coincées sous la partie arrière de l'élément séparateur, qui est trop haute.

10. Longueur et pente de la plate-forme

  • Dans les logettes revêtues d'un matelas, la longueur de la plate-forme correspond à la distance entre le seuil de la logette et la bordure d'arrêt.
  • Utiliser la longueur de l'empreinte d'une vache couchée comme guide pour déterminer la longueur de la plate-forme (1,2 fois la hauteur à la croupe).
  • La longueur de la plate-forme doit permettre à une vache de se coucher parallèlement aux éléments séparateurs dans une posture en boule en ayant la queue et les pattes sur la plate-forme.
  • Une plate-forme longue de 1,78 m (70 po) convient à des génisses à leur première lactation dont la hauteur à la croupe est de 1,47-1,50 m (58-59 po).
  • Une plate-forme longue de 1,83 m (72 po) convient à des vaches Holstein à maturité ayant une hauteur à la croupe de 1,52 m (60 po).
  • Les plates-formes ont des longueurs qui se situent dans la fourchette de 1,73-1,83 m (68-72 po). o Une longueur de plate-forme minimale permet aux vaches de se coucher en ligne droite avec les pattes antérieures allongées par-dessus une bordure d'arrêt de 10 cm (4 po).
  • Des bordures d'arrêt trop hautes ou des plates-formes trop courtes obligent les vaches à se coucher en diagonale ou à avoir la croupe au-dessus du caniveau si elles veulent s'allonger les pattes antérieures en position couchée.
  • Il est rare que les logettes soient dotées de plates-formes plus longues, car se posent alors le problème de la propreté des vaches et des logettes et les risques de mammite qui s'ensuivent.
  • La plate-forme doit être inclinée vers le caniveau suivant une pente de 2-3 %, p. ex., une plate-forme d'une longueur de 1,83 m (72 po) présentera un dénivelé de 38-51 mm (1 1/2 à 2 po).
  • Un trop fort dénivelé risque d'engendrer des maladies des onglons (voir aussi les remarques sur les barres de cou et la position « perchée » à la rubrique 6).

11. Longueur et hauteur de la logette

  • La longueur d'une logette, du seuil à la bordure d'arrêt doit être de 3 m (10 pi) pour permettre les mouvements normaux de lever et de coucher.
  • Quand les logettes sont ouvertes à l'avant et sont face à face, leur longueur doit être de 5,5 m (18 pi) pour permettre les mouvements normaux de lever et de coucher.
  • On entend par hauteur de la logette la différence d'élévation entre le couloir et la plate-forme.
  • La hauteur de la logette influence la sécurité et le confort des vaches.
  • La plate-forme doit être surélevée de 15 cm (6 po) par rapport au couloir de raclage.
  • Les plates-formes qui seraient surélevées de 25-30 cm (10-12 po) compliqueraient les entrées et sorties des vaches.
  • Les logettes doivent être ergonomiques pour les techniciens et vétérinaires devant y faire des examens et des opérations d'insémination artificielle.
  • Souvent, en prévision du passage d'un tracteur pour le raclage et d'un protocole de nettoyage à fréquence d'une fois par jour seulement, on surélève les plates-formes sans tenir compte du confort des vaches.
  • La largeur du couloir, le taux d'occupation et la fréquence des opérations de raclage influencent la profondeur des débordements dans le couloir.

Des logettes bien dimensionnées sont importantes pour la santé des vaches fraîches et la production de lait.

Figure 12. Photo d'une vache dans une stalle entravée. La vache se tient debout sur trois pattes et se lèche pour nettoyer le pli entre sa mamelle et sa patte levée. Le tapis rempli de caoutchouc offre une bonne adhérence.

Figure 12. Plate-forme de 5,5 m (18 pi) offrant l'espace d'élancement vers l'avant dans des logettes face à face.

Figure 13. Photo d'une vache de face dans une stalle entravée. La vache se tient debout sur ses pattes arrière, agenouillée sur ses pattes avant, la tête tendue sous la barre d'attache et au-dessus de la mangeoire. Cette vache s'agenouille peut-être pour composer avec une barre d'attache trop basse.

Figure 13. Plate-forme de 2,9 m (9 1/2 pi) offrant l'espace d'élancement vers l'avant dans des logettes face à un mur. La longueur de plate-forme idéale est de 3 m (10 pi).

Figure 14. Photo d'une l'arrière-train d'une vache assise en chien dans sa logette pourvue d'une litière en sable.

Figure 14. Vache couchée avec une patte allongée vers l'avant par-dessus la bordure d'arrêt fixée à la plate-forme. Une planche servant de dispositif de restriction dissuade les vaches de sortir par le devant de la logette ou d'entrer par cette extrémité de la logette.

12. Bordure d'arrêt

  • La bordure d'arrêt limite l'avancement de la vache alors qu'elle est couchée dans la logette.
  • Elle marque la limite avant de la plate-forme, dont la longueur est mesurée depuis le seuil de la logette.
  • Les vaches préfèrent les logettes dépourvues de bordures d'arrêt. Elles passent moins de temps couchées dans les logettes où l'on en trouve.
  • Cependant, les bordures d'arrêt peuvent contribuer à une plus grande propreté des plates-formes et des vaches, ce qui réduit les risques de mammite.
  • La difficulté réside dans la conception, le choix et l'installation d'une bordure d'arrêt qui respecte les exigences de confort des vaches et la nécessité pour l'exploitant d'avoir des logettes propres. Plusieurs paramètres de conception peuvent être utiles au choix d'une bordure d'arrêt.
  • Principes de conception des bordures d'arrêt
  • Permettre les comportements normaux (faire un pas en avant au lever, s'allonger une patte vers l'avant en position couchée), passer de longues heures en position couchée dans une posture reposante et éviter l'agitation dans les logettes.
  • Procurer aux vaches une aire de couchage sûre où leurs pattes ne risquent pas de rester coincées et où elles peuvent se lever sans difficulté.
  • Améliorer la propreté des logettes en limitant l'avancement des vaches en fonction de la distance par rapport au caniveau.
  • Offrir robustesse et durabilité pour en garantir une longue durée de vie utile.
  • Justification des paramètres de conception
  • La largeur de la bordure d'arrêt et sa hauteur par rapport au tapis ou matelas doivent être d'environ 10 cm (4 po).
  • La vache enjambe facilement un obstacle de 10 cm (4 po) quand elle fait un pas en avant lorsqu'elle s'élance pour se lever.
  • Dans le cas des vaches Holstein à maturité, des bordures d'arrêt qui font plus de 10 cm (4 po) de hauteur et de largeur empêchent les vaches de faire ce pas en avant, ce qui les amène à trébucher ou à tomber vers l'avant. Ces bordures les empêchent de plus de s'allonger les pattes antérieures vers l'avant lorsqu'elles sont couchées.
  • Quand des bordures d'arrêt trop hautes nuisent aux postures normales en position couchée, les vaches se couchent en diagonale dans les logettes.
  • Les répercussions de bordures trop hautes sont la position couchée en diagonale dans les logettes, des déjections sur les plates-formes, des escarres formées à l'épine dorsale aux endroits soumis à des pressions, de l'agitation et des blessures aux jarrets ou la réduction du nombre d'heures de repos.
  • Les bordures d'arrêt fixées à la plate-forme permettent aux vaches de s'allonger les pattes sous les éléments séparateurs.
  • Les bordures d'arrêt fixées aux éléments séparateurs entravent les mouvements des vaches en position couchée.
  • *Il doit y avoir au moins 13 cm (5 po) entre le dessus de la bordure d'arrêt et le dessous de la membrure inférieure de l'élément séparateur afin de permettre aux vaches de s'allonger les pattes antérieures quand elles sont couchées tout en évitant qu'une patte puisse rester coincée sous la membrure.
  • Pour des vaches de race Holstein, la bordure d'arrêt peut arriver à 1,73, 1,78 ou 1,83 m (68, 70 ou 72 po) du seuil de la logette. Cette distance :
  • va du seuil à la face côté vache de la bordure d'arrêt;
  • permet à toutes les parties du corps (y compris la queue) de reposer sur la plate-forme;
  • offre la longueur de plate-forme dont les vaches ont besoin pour se coucher parallèlement aux éléments séparateurs.

Figure 15. Photo d'une vache en position debout dans sa logette, en train de presser son museau sur le tuyau en acier inférieur de l'élément séparateur.

Figure 15. Au moment de se lever, une vache peut enjamber une bordure d'arrêt de 10 cm (4 po) de hauteur. Pour éviter que les vaches ne se coincent une patte, il doit absolument y avoir un dégagement de 13 cm (5 po) entre la bordure d'arrêt et la membrure inférieure de l'élément séparateur, et il ne doit y avoir aucun dispositif de fixation. Une bordure d'arrêt adaptée pour les vaches possède une surface lisse et est fixée à la surface de la plate-forme et non aux éléments séparateurs.

  • La bordure d'arrêt doit être arrondie et posséder une surface lisse pour :
  • assurer le confort ou la sécurité des vaches lorsqu'elles passent leurs pattes antérieures par-dessus la bordure pour les allonger ou les rétracter.
  • L'espace fourni au-delà de la bordure est important lorsque la vache est en position couchée ou qu'elle s'élance pour se lever.
  • Une hauteur identique à celle de la plate-forme :
  • procure une surface sûre et confortable pour le pied quand la vache fait un pas en avant pour se lever;
  • offre un espace confortable permettant à la vache de s'allonger les pattes antérieures en position couchée;
  • procure une excellente adhérence (traction);
  • permet à la vache de se lever facilement;
  • réduit au minimum les risques de trébuchement ou de chute.
  • Soupeser les avantages et les inconvénients sur les plans de la sécurité et du confort des divers matériaux pouvant servir à constituer une bordure d'arrêt : planches de bois, bordures de béton, courroies de nylon, tuyaux en métal ou en plastique et bordures de plastique.
  • Certains constituent d'excellents choix, tandis que d'autres peuvent être dangereux ou gênants pour les vaches.
  • Une conduite d'évacuation de 15 cm (6 po) ne convient peut-être pas comme bordure d'arrêt.
  • Une conduite d'évacuation de 8-10 cm (3-4 po) peut convenir si elle est fixée à la plate-forme.
  • Dans les logettes destinées aux génisses, choisir des bordures plus petites.

Figure 16. Photo de vaches dans une étable à logettes, certaines en position couchée, mais la plupart se tenant soit debout, soit " perchées " dans leur stalle. Un problème de boiterie ou les caractéristiques des stalles (p. ex., positionnement de la barre d'arrêt vers l'arrière de la stalle) peuvent expliquer pourquoi des vaches passent beaucoup de temps en station debout.

Figure 16. Dispositifs de fixation uniques rattachant un tuyau de plastique au plancher. Cette installation respecte les exigences pour une bordure d'arrêt sûre.

13. Surface au-delà de la bordure d'arrêt

Les objets qui se trouvent au-delà de la bordure d'arrêt constituent des obstacles qui empêchent la vache de s'allonger le cou pour s'élancer vers l'avant et de donner un coup de tête, puis de faire un pas en avant pour se lever, et qui l'empêchent de s'allonger les pattes antérieures quand elle est couchée. Cet espace peut contenir un peu de litière et peut être légèrement plus haut que la plate-forme.

  • L'utilisation d'une structure d'appui (comme un poteau ou une fixation au sol) pour l'élément séparateur dans les logettes simples ou pour une paire d'éléments séparateurs dans les logettes face à face garde l'espace non obstrué.
  • Des poteaux fixés au toit et situés entre les éléments séparateurs peuvent forcer les vaches à se tenir debout et à se coucher en diagonale dans les logettes.

Figure 17. Croquis des empreintes de sabot d'une vache, illustrant plusieurs éléments caractérisant la démarche, soit l'enjambée, le pas, l'angle du pas, la superposition et le décalage du pas.

Figure 17. La surface qui se situe au-delà de la bordure d'arrêt doit être exempte d'obstacles de nature à empêcher la vache de s'élancer vers l'avant, de se donner un élan avec sa tête et de faire un pas en avant au moment de se lever.

14. Courroie ou tuyau de restriction - logettes ouvertes à l'avant

  • Les logettes ouvertes à l'avant offrent aux vaches une voie d'évacuation facile pour fuir une vache dominante, une vache en chaleur, de la machinerie utilisée pour le paillage de la logette ou un opérateur brusque.
  • Un tuyau ou une courroie de restriction décourage les vaches de sortir par l'avant des logettes (figures 18-20).
  • Ces dispositifs de restriction ne doivent pas gêner le mouvement de tête vers le haut que fait la vache. Autrement, il faut s'attendre à des comportements indésirables et au refus d'entrer dans la logette.
  • La hauteur des dispositifs de restriction par rapport à la plate-forme correspond à une fourchette de 86-102 cm (34-40 po), la hauteur variant en fonction de la longueur de la logette et de l'emplacement du poteau de soutien.
  • Un bon moyen de déterminer la hauteur idéale consiste à installer le tuyau ou la courroie de manière temporaire et à consigner des observations.
  • Le point d'ancrage habituel est le poteau d'appui des éléments séparateurs.
  • Les dispositifs de restriction peuvent être en bois, en métal. Il peut aussi s'agir d' une courroie en plastique.
  • En général, les courroies autobloquantes utilisées dans le secteur du transport par camion constituent un danger et doivent être évitées. Si elles sont resserrées accidentellement, elles peuvent causer des lésions à la peau des vaches.
  • Plusieurs pratiques de gestion réduisent les risques de voir les vaches s'échapper par le devant des logettes.
  • Le fait de déplacer les vaches en chaleur vers un « enclos de jeu » et le fait d'opter pour l'insémination artificielle plutôt que la monte naturelle empêchent les vaches d'être harcelantes.
  • Des manipulations en douceur doivent être la norme.
  • Vétérinaires et producteurs réussissent, dans des logettes ouvertes à l'avant, à faire des examens de la fonction reproductrice sans utiliser de tuyaux de restriction. Il suffit de traiter les animaux en douceur.
  • Une barre d'arrêt peut servir de dispositif de restriction pour empêcher les vaches de ramper vers l'avant au moment de se lever (figure 8).

Figure 18. Photo montrant de dos un homme marchant derrière une vache en s'éloignant de l'appareil-photo. Un mélange de chaux et d'eau a été appliqué sur le plancher pour montrer les empreintes laissées par les sabots de la vache. Cette méthode simple a permis d'observer comment les vaches modifient leur démarche pour s'adapter à différentes surfaces.

Figure 18. Le tuyau ou la courroie de restriction ne doit pas gêner le mouvement de tête vers le haut que fait la vache. Pour les vaches Holstein, il est suggéré de placer le dispositif de restriction à environ 102-107 cm (40-42 po) dans des logettes de 4,9 m (16 pi) et à environ 86-91 cm (34-36 po) dans des logettes de 5,5 m (18 pi). La hauteur varie selon la longueur de la logette.

15. Logettes avec litière de sable

  • Une litière de sable présente des difficultés particulières pour maintenir les dimensions des logettes.
  • Idéalement, une litière de sable devrait être légèrement inclinée et arriver à la même hauteur que la bordure.
  • La hauteur de la barre de cou varie en fonction de la hauteur de la couche de sable accumulé à l'avant de la logette.
  • Dans les logettes revêtues de sable, la longueur réelle de la plate-forme correspond à la distance depuis lecôté inétrieur du seuil de la logette jusqu'à la face côté logette de la bordure d'arrêt lorsque la litière de sable est moins haute que la bordure.
  • Les vaches présentant une boiterie se lèvent et circulent aisément dans des logettes avec litière de sable, mais elles ont de la difficulté dans des logettes dont le sol est plus rigide.

Figure 19. Photo d'un couloir d'alimentation sur laquelle une flèche pointe vers un tuyau de restriction.

Figure 19. Un tuyau de restriction empêche ici les vaches de quitter le couloir d'alimentation par le devant des logettes. Il les empêche aussi de sortir des logettes par le devant de la logette pour se rendre dans le couloir d'alimentation. Les poteaux de fixation se situent à environ 2,4 m (8 pi) du seuil de la logette. Le dispositif de restriction est positionné à une hauteur suffisante, soit à environ 86-102 cm (34-40 po) au-dessus du matelas, de manière à ne pas nuire au mouvement d'élancement et au coup de tête que fait la vache au moment de se lever.

Figure 20. Photo de l'espace entre un mur extérieur et les poteaux de fixation des éléments séparateurs dans des logettes ouvertes à l'avant. Une vache Holstein est couchée dans la logette. Une flèche pointe vers un tuyau de restriction.

Figure 20. L'espace entre le mur extérieur et les poteaux de fixation des éléments séparateurs constitue un piège pour les vaches logées dans des logettes ouvertes à l'avant. Cet espace vers l'avant est indispensable pour que la vache prenne son élan. Un dispositif de restriction est absolument nécessaire ici pour la sécurité des vaches. La photo montre un tuyau de restriction, qui constitue probablement le choix le plus sûr en pareil cas.

  • Le seuil de la logette constitue le point de référence fixe pour les mesures verticales servant à positionner les barres de cou.
  • Une bordure d'arrêt peut être installée dans une logette avec litière de sable.
  • Dans la plupart des logettes avec litière de sable, la barre de cou est placée sur toute la largeur du seuil, plus près de l'arrière de la logette qu'elle ne l'est dans les logettes revêtues d'un matelas. L'emplacement de la barre de cou force les vaches à se tenir « perchées » dans la logette plutôt qu'à garder les pattes arrière sur la plate-forme recouverte de sable ou sur le caniveau de béton. Cet emplacement de la barre de cou vise à empêcher les vaches d'uriner ou de déféquer dans la litière de sable.
  • Cependant, le sable est le matériau de litière par excellence pour prévenir les blessures.
  • Les vaches boiteuses se lèvent et se couchent aisément dans des stalles recouvertes de sable, tandis qu'elles ont de la difficulté à le faire sur une surface plus dure.

Figure 21. Photo d'une logette avec litière de sable dans laquelle une bordure d'arrêt a été installée. Une flèche pointe vers la partie courbée de l'élément séparateur.

Figure 21. Dans ces logettes avec litière de sable, la bordure d'arrêt a été faite de tuyaux de plastique remplis de béton pour leur donner du poids. Le producteur a percé des trous dans le tuyau et le béton frais afin de pouvoir insérer des barres d'armature dans le plancher de la logette.

Figure 22. Photo d'un homme, pelle en main, en train de nettoyer le couloir dans une étable utilisant le sable comme litière. Une flèche pointe en direction de l'aire de couchage.

Figure 22. La surface douce que la litière de sable offre aux vaches pour s'y coucher va du seuil de la logette à la face côté logette de la bordure d'arrêt, s'il y en a une.

Figure 23. Photo d'une série d'éléments séparateurs entre des logettes à litière de sable montrant des vaches Holstein en position couchée. Une flèche pointe vers la membrure supérieure inclinée d'un élément séparateur.

Figure 23. Dans cette logette avec litière de sable, la membrure supérieure de l'élément séparateur est inclinée vers l'arrière de la logette, afin que les vaches puissent passer leur tête par-dessus plus facilement quand elles sortent de la logette. Comparativement aux éléments séparateurs destinés à des logettes revêtues de matelas, ceux qu'on voit ici comportent des membrures moins écartées et une membrure inférieure plus haute (voir figure 8).

L'élément séparateur impose une certaine position à la vache et l'oblige habituellement à faire son mouvement d'élancement vers l'avant de la logette. La membrure inférieure de l'élément séparateur est suffisamment haut pour décourager la vache d'allonger le cou entre les deux membrures, mais quand même suffisamment bas pour ne pas l'inciter à s'allonger la tête par-dessous.

Figure 24. Photo de l'arrière de logettes recouvertes de sable. Une flèche pointe vers un amoncellement de sable.

Figure 24. Le sable entreposé à l'avant des logettes constitue un obstacle qui empêche les vaches de se coucher, de se lever et de se reposer. Pendant les quelques jours qui ont suivi l'ajout mensuel de sable, les vaches photographiées ici ont passé beaucoup de temps en position debout ou « perchée ».

16. Sol des logettes et litière

  • Les plates-formes en béton ont besoin d'un revêtement moelleux pour offrir une aire de couchage.
  • Idéalement, la surface doit procurer une isolation thermique, être souple, antidérapante, peu abrasive et facile à nettoyer.
  • Les revêtements communément utilisés pour le sol des logettes comprennent les matelas remplis de caoutchouc ou de gel, les tapis en mousse enveloppés de caoutchouc, les tapis faits de divers matériaux, les matelas d'eau, les matelas remplis de caoutchouc combinés à du sable, le sable, le compost ou des matières organiques formant une litière accumulée (p. ex., paille, sciure, mousse de tourbe, matière sèche du fumier).
  • Les matelas ou tapis perdent leur moelleux avec le temps, de sorte qu'ils ont besoin d'être remplacés après quelques années d'utilisation.
  • Selon le Code de pratiques pour le soin et la manipulation des bovins laitiers, une couche abondante de litière constitue une pratique exemplaire.
  • La litière procure une surface moelleuse et absorbante, et réduit la friction.
  • La paille hachée, la sciure et les rabotures de bois mou séchées au four, le compost (matière sèche du fumier) et la mousse de tourbe sont des matériaux de litière souvent utilisés.
  • La capacité d'absorption et l'adhérence sont des critères importants.
  • Les rabotures et copeaux de bois dur ne constituent pas des matériaux de litière acceptables.
  • Les tapis entièrement de caoutchouc ont besoin d'être recouverts d'une généreuse couche de litière (p. ex., plus de 7,5 cm ou 3 po).
  • Certains matelas ou tapis mous ont tendance à former un « bassin » qui recueille l'urine et le lait, ce qui amène des problèmes de mammite en raison des mamelles, des pis et des flancs qui restent mouillés. Dans le cas de ces revêtements, une plus grande inclinaison de la plate-forme ne donne pas nécessairement un meilleur drainage.
  • Certains tapis ou revêtements sont glissants et le deviennent encore plus lorsqu'ils sont recouverts de paille et qu'ils sont mouillés.

Figure 25. Graphique indiquant, sur l'axe des y, les heures passées couchées par jour, selon une échelle allant, de bas en haut, de 0 à 15, et, sur l'axe des x, l'écart entre la hauteur du sable et celle de la bordure (en cm), selon une échelle allant, de gauche à droite, de 0 à 15. Des carrés verts et des triangles rouges indiquent une courbe descendante allant de 13 heures à 12 heures.

Figure 25. Selon une étude menée récemment à la UBC (Drissler et autres), la hauteur du sable influence beaucoup la durée que les vaches passent couchées. Les vaches passent de moins en moins de temps couchées dans les logettes au fur et à mesure que s'accentue l'écart entre la hauteur du sable et la hauteur de la bordure. Les durées passées couchées diminuent de 10 minutes par tranche de 1 cm (0,4 po) d'écart entre la hauteur du sable et celle de la bordure.

17. Litière - Système de gestion du fumier et vaches boiteuses

  • Le choix du système de gestion du fumier, le temps à consacrer à l'entretien et la disponibilité de matériaux de litière peu coûteux sont déterminants dans la conception des logettes.
  • Un protocole de nettoyage se limitant à une séance de nettoyage quotidienne risque de ne pas être compatible avec des dimensions de logettes généreuses.
  • Une étude menée à la UBC révèle qu'une logette de 127 cm (50 po) est davantage fréquentée qu'une logette de 114 cm (42 po). Toutefois, on retrouve dans les logettes plus larges à peu près le double de la quantité de fumier habituelle. Une autre étude montre que les logettes peu utilisées restent propres et que les logettes les plus fréquentées sont aussi les plus sales. Même si elles sont plus attrayantes pour les vaches, les logettes plus larges nécessitent davantage d'entretien chaque jour, de la même façon qu'une utilisation accrue du tracteur nécessite des changements d'huile plus fréquents. La saleté ne devrait pas constituer le seul paramètre à prendre en compte dans la conception des logettes.
  • Une étude par Cook et coll. réalisée à l'Université du Wisconsin montre que les vaches boiteuses passent plus de temps debout ou « perchées ».
  • Dans des logettes avec litière de sable, les vaches boiteuses passent des durées normales en positions couchée et debout. Dans des logettes revêtues d'un matelas rempli de caoutchouc avec litière, les vaches boiteuses passent plus de temps debout et moins de temps couchées. L'adhérence peut être un facteur important. Selon Cook, dans des logettes revêtues d'un matelas, les vaches boiteuses éprouvent davantage de douleur et de peur. L'adhérence offerte par une litière en vrac est tout à l'avantage des vaches boiteuses.

Avec ce type de litière qui répartit le poids de la vache sur la totalité de l'onglon, les vaches éprouvent moins de douleur que lorsqu'elles sont logées sur des matelas recevant peu de litière en vrac.

Figure 26. Deux graphiques à barres à trois barres chacun. Dans les deux graphiques, l'axe des x présente une échelle allant de 0 à gauche à 7,5 à droite et correspondant à la quantité de sciure en kg. Dans le premier graphique, l'axe des y présente les heures passées couchées, selon une échelle allant, de bas en haut, de 0 à 14. Le deuxième graphique montre les minutes passées debout avec seulement les pattes avant dans la logette, selon une échelle allant, de bas en haut, de 0 à 100.

Figure 26. Une étude par Tucker et coll. (UBC) montre les durées passées en positions couchée et « perchée » sur des matelas remplis de caoutchouc et recouverts de 0, de 1 et de 7,5 kg de sciure. Dans les étables où l'on allie matelas et litière, la pratique courante est de les recouvrir des deux quantités de litière les plus faibles. En ajoutant de la litière sur le matelas, on note une augmentation de la durée passée en position couchée et une diminution du temps passé en position « perchée ».

18. Taux d'occupation et désordre social

  • Le taux d'occupation renseigne sur le nombre de vaches proportionnellement au nombre de logettes, le nombre de vaches par mètre carré de surface couverte de litière accumulée, l'accès à la mangeoire offert à chaque vache ou le nombre de vaches proportionnellement au nombre de cornadis autoverrouillables à la mangeoire.
  • Certains conseillers recommandent de surpeupler les étables pour des raisons économiques.
  • Des taux d'occupation supérieurs ou égaux à 100 % modifient le comportement des vaches.
  • Des logettes surpeuplées se traduisent par une augmentation des risques de lésions aux onglons et par des vaches qui restent plus longtemps debout dans les couloirs et qui passent moins de temps en position couchée.
  • Le surpeuplement à la mangeoire, laissant moins de 76 cm (30 po) d'accès à chaque vache, augmente le risque d'acétose et d'une faible production de lait en début de lactation.
  • Le surpeuplement d'un enclos ou d'une étable entraîne des difficultés pour les vaches, les systèmes de ventilation, la manutention du fumier et la conduite du troupeau.
  • L'établissement des relations de dominance au sein d'un troupeau engendre un certain désordre social parmi les vaches. Ce climat de tourmente peut subsister pendant les 2 à 4 jours qui suivent l'introduction d'une ou de plusieurs vaches dans un groupe établi. Les introductions hebdomadaires (p. ex., le jeudi) dans un enclos de vaches taries peuvent se traduire par deux jours de désordre et cinq jours de calme. Des introductions quotidiennes dans une étable de mise bas peuvent causer un désordre social constant dans le groupe.
  • Le désordre social a des répercussions négatives sur le comportement des vaches et leur performance.

Figure 27. Graphique indiquant, sur l'axe des y, la durée en heures par jour, allant, de bas en haut, de 6 à 14, et, sur l'axe des x, le taux d'occupation des étables à stabulation libre (en %), l'échelle allant, de gauche à droite, de 100 à 150. Des repères sur le graphique montrent qu'une augmentation du taux d'occupation de 100 à 150 % amène une diminution du temps que les vaches passent couchées et une augmentation du temps qu'elles passent debout dans les logettes.

Figure 27. Une étude menée par Fregonesi et coll. à la UBC montre qu'en passant de 100 % à 150 %, le taux d'occupation amène une diminution du temps que les vaches passent couchées et une augmentation du temps qu'elles passent debout dans les logettes. D'autres chercheurs ont noté que les cas de boiterie sont plus fréquents à mesure que les vaches passent plus de temps debout.

19. Espace à la mangeoire

  • La largeur d'accès à la mangeoire est une mesure linéaire de l'accès à la mangeoire offert à chaque vache dans un enclos.
  • Dans un enclos où sont logées des vaches fraîches et des vaches en préparation de vêlage, allouer 76 cm (30 po) d'accès à la mangeoire.
  • Les bousculades à la mangeoire sont plus fréquentes quand l'espace à la mangeoire est inférieur à 76 cm (30 po).
  • Un espace insuffisant à la mangeoire augmente le risque d'acétose chez les vaches fraîches.
  • La durée d'alimentation diminue au fur et à mesure que le taux d'occupation augmente.
  • Les vaches dominées consomment moins d'aliments quand l'espace à la mangeoire est réduit.
  • La consommation de matière sèche diminue quand les vaches ne peuvent pas toutes manger en même temps.
  • Les vaches ne remplissent pas d'elles-mêmes plus de 80 % des cornadis de 61 cm (24 po).
  • Le surpeuplement à la mangeoire a des répercussions négatives sur la production de lait en début de lactation.
  • Éviter le surpeuplement à la mangeoire, de manière à augmenter la prise alimentaire et à réduire la concurrence.
  • Les techniques de construction classiques prévoient un espace à la mangeoire de 61 cm (24 po) par vache dans des étables à deux rangées de logettes et un espace d'environ 46 cm (18 po) dans les étables à trois rangées de logettes.

20. Dispositifs de restriction à la mangeoire

  • Les dispositifs de restriction à la mangeoire empêchent les vaches de sortir de leur enclos par le couloir d'alimentation.
  • Des tuyaux fixés à des poteaux, des câbles, des barres obliques et des cornadis sont des dispositifs de restriction courants.
  • Les tuyaux fixés à des poteaux et les câbles sont des facteurs de risque de blessures au cou lorsque la peau, le ligament nucal, les bourses nucales ainsi que le processus sus-épineux des premières vertèbres thoraciques au niveau du garrot sont soumis à des traumatismes répétés. Les blessures peuvent prendre la forme d'une dépilation, de galles, de callosités, d'un hygroma ou d'une bursite.
  • Des blessures semblables surviennent quand la barre surmontant les barres obliques est trop basse ou que le cornadis est trop petit.

Figure 28. Photo d'une bosse dans le cou d'une vache Holstein.

Figure 28. La bosse dénudée de poils est un hygroma du garrot. Elle résulte d'une pression répétée contre un dispositif de restriction à la mangeoire.

  • Les dispositifs de restriction qui prennent la forme de tuyaux fixés à des poteaux sont soit fixés directement à un poteau, soit montés de manière à faire arriver le tuyau en avant du poteau et par-dessus la mangeoire (figures 29, 31 et 32).
  • Les tuyaux montés sur un pivot sont une variante du même type de dispositif de fixation. Avec ce dispositif, les vaches les plus grosses du groupe soulèvent le dispositif de restriction et en allègent ainsi le poids pour les vaches plus petites. Ce dispositif peut coûter plus cher qu'un simple tuyau et ne procurer ni avantage sur le plan pratique ni avantage pour le confort des vaches.
  • Le tuyau devrait être d'une hauteur réglable et devrait être relevé ou abaissé en fonction du gabarit des vaches dans les différents enclos.
  • Un support peut décaler le tuyau d'environ 15, 20 ou 25 cm (6, 8 ou 10 po) au-dessus de la mangeoire.
  • Indépendamment de sa hauteur, un tuyau ou un câble peut causer des contusions ou des blessures au cou.
  • La hauteur du dispositif de restriction à la mangeoire et la fréquence à laquelle on ramène les aliments à la portée des vaches contribuent à éviter des blessures au cou.
  • Dans les étables où les aliments ne sont pas ramenés assez souvent à la portée des vaches, on observe des blessures au niveau du processus sus-épineux, particulièrement si le tuyau est haut.
  • Si les couloirs d'alimentation sont surélevés, les aliments restent à la portée des vaches, ce qui réduit le risque de blessures au cou et les besoins en main-d'oeuvre.
  • Les bousculades à la mangeoire initiées par les vaches dominantes sont plus fréquentes avec des dispositifs de restriction qui prennent la forme d'un tuyau fixé à un poteau ou d'un câble.
  • Le couloir d'alimentation doit être suffisamment large pour permettre aux chariots à aliments de passer sans endommager le tuyau. Pour s'en assurer, prendre soin de mesurer le chariot servant à la distribution des rations totales mélangées (RTM).
  • Les barres obliques et les cornadis sont des solutions de rechange à envisager comme dispositifs de restriction.
  • Pour la plupart des vaches Holstein, le muret de la mangeoire devrait avoir une hauteur de 46-51 cm (18-20 po) par rapport à la surface sur laquelle les vaches se tiennent debout, afin d'éviter les blessures au niveau des pointes de poitrine. Cette hauteur permet aussi par la suite l'ajout de cornadis autoverrouillables.
  • Les vaches peuvent trébucher ou tomber dans la mangeoire.

Par conséquent, dans les étables pourvues de dispositifs de restriction avec tuyaux fixés à des poteaux, les mangeoires ne doivent pas être fermées à l'avant.

Figure 29a. Photo de quatre vaches Holstein à la mangeoire. Une flèche pointe vers le tuyau de restriction.

Figure 29. Sur la photo du haut, le tuyau servant de dispositif de restriction est à environ 1,22 m (48 po) au-dessus du couloir où circulent les vaches. On voit ici que les vaches entrent en contact avec le tuyau au niveau du processus sus-épineux. L'expérience montre que ce tuyau est trop haut et qu'il conduit à des blessures à cette région délicate du cou. La photo du bas montre le tuyau une fois abaissé à environ 1,02 m (40 po). Ici, le contact se fait à peu près à mi-chemin entre le chignon et le processus sus-épineux. Le contact peut amener une dépilation, mais ne peut causer ni hygroma, ni bursite. À la ferme où ont été prises les photos, l'abaissement du tuyau n'a eu aucune incidence sur la prise alimentaire.

  • Les barres obliques servant de dispositif de restriction sont insérées entre deux barres horizontales et, pour des vaches à maturité, elles sont écartées de 30-36 cm (12-14 po) de centre à centre (figure 30).
  • Les cornadis autoverrouillables empêchent les vaches de sortir de leur enclos par le couloir d'alimentation et permettent la contention de groupes de vaches les jours où des examens sont prévus (figure 34).
  • Pour les cornadis et les barres obliques servant de dispositif de restriction :
  • la barre supérieure doit arriver plus haut que le garrot des vaches les plus grandes, afin d'éviter des blessures au cou;
  • les dispositifs de restriction viennent en panneaux, reposent sur le dessus de la bordure de mangeoire et sont fixés à des poteaux d'appui;
  • le dessus du panneau peut être décalé de 15-20 cm (6-8 po) au-dessus de la mangeoire, suivant une inclinaison de 15-20 degrés; et
  • La hauteur combinée de la bordure de béton et de la barre inférieure du panneau devrait donner 51 cm (20 po). Prendre en considération l'épaisseur de la barre inférieure avant de couler la bordure de béton.
  • Les cornadis et barres obliques réduisent la concurrence, les bousculades à la mangeoire, le gaspillage d'aliments et les blessures au cou.
  • Les cornadis sont des dispositifs de contention utilisés dans les installations dépourvues de cages de palpation.
  • Comme la plupart des cornadis font 61 cm (24 po) de centre à centre, ils ne procurent pas les 76 cm (30 po) d'espace à la mangeoire recommandés par vache.
  • Les logettes d'alimentation possèdent des éléments séparateurs qui isolent les vaches les unes des autres lorsqu'elles sont à la mangeoire. La logette peut avoir une plate-forme surélevée qui doit être nettoyée manuellement. Les éléments séparateurs dissuadent les vaches dominantes de bousculer leurs congénères (figure 31).

Figure 30. Photo d'un couloir d'alimentation d'une étable à stabulation libre montrant des vaches Holstein en train de manger et des barres obliques servant de dispositif de restriction. Une flèche pointe vers le dispositif de restriction.

Figure 30. La barre horizontale surmontant les barres obliques doit arriver à l'horizontale à une hauteur supérieure à celle du dos des vaches, de manière à réduire les risques de blessures au cou. Un muret garde les aliments à la portée des vaches. La gestion de l'alimentation limite le gaspillage et réduit le nettoyage à 4 minutes par jour.

Figure 31. Photo d'un couloir d'alimentation montrant des vaches Holstein en train de s'alimenter. Une flèche montre l'élément séparateur entre les logettes.

Figure 31. Les logettes d'alimentation possèdent des éléments séparateurs qui isolent les vaches les unes des autres lorsqu'elles sont à la mangeoire, ce qui réduit les bousculades provoquées par les vaches dominantes.

21. Mangeoire (table d'alimentation) et auge

  • Une bordure de mangeoire évite que le fumier ne contamine les aliments, en plus de garder les aliments hors du couloir de circulation.
  • La hauteur de la bordure se mesure à partir du plancher du couloir de circulation. La hauteur de la bordure de mangeoire doit être inférieure à la hauteur entre le sol et la pointe de poitrine de la vache la plus petite de l'enclos, afin de réduire les risques de blessures aux pointes de poitrine.
  • La hauteur de la bordure doit être de 51 cm (20 po) là où l'on utilise comme dispositif de restriction des tuyaux fixés à des poteaux ou de 46 cm (18 po) là où l'on utilise des barres obliques ou des cornadis.
  • La hauteur de la bordure doit être de 36-41 cm (14-16 po) du côté de la table d'alimentation.
  • La largeur de la table d'alimentation ou du fond de l'auge doit être d'environ 71 cm (28 po) afin de garder les aliments à la portée des vaches.
  • La table d'alimentation ou l'auge doit arriver à 10-15 cm (4-6 po) au-dessus des pieds des vaches.
  • Pour que la bordure de béton soutienne les poteaux, sa largeur doit être de 15 cm (6 po).
  • S'assurer que les arêtes de la bordure de mangeoire sont biseautées, douces ou arrondies à la fois du côté de la logette et du côté de la mangeoire.
  • La hauteur de la table d'alimentation est déterminée de manière à réduire au minimum la pression sur la sole des pieds des vaches, à assurer une santé maximale des pieds et à assurer le confort des vaches au moment où elles s'alimentent.
  • Cette surface doit être résistante aux acides et être relativement lisse.
  • Les mangeoires sont souvent revêtues de carreaux de céramique, de plastique ou d'un béton spécial. Chacun de ces matériaux comporte ses avantages, ses inconvénients ou des dangers qui lui sont propres et dont il faut tenir compte.
  • Les surfaces glissantes représentent un danger pour les travailleurs.
  • La mangeoire qu'on balaie est de construction simple et est facile à nettoyer.
  • Le fond de cette mangeoire est à la même hauteur que le couloir emprunté par la machinerie pour la distribution des aliments.
  • Avec ce type de mangeoire, les vaches poussent les aliments hors de leur portée pendant qu'elles les trient et qu'elles mangent.
  • L'intensité de la main-d'œuvre nécessaire pour ramener les aliments à la portée des vaches varie en fonction de la technologie employée (p. ex., balais, pelles, véhicules tout terrain ou tracteurs de jardin munis de lames ou de brosses, chargeurs à direction à glissement ou tracteurs) et de l'intensité de la gestion.
  • Des mécanismes (dispositifs robotisés) permettent de repousser les aliments à la portée des vaches.

Figure 32. Photo d'un couloir d'alimentation dans une étable à stabulation libre montrant des aliments hors de portée des vaches dans une mangeoire qu'il faut balayer.

Figure 32. Sur cette photo d'une mangeoire qu'on balaie, les aliments sont hors de portée des vaches. Même s'il est facile de pousser les aliments et de nettoyer la mangeoire, il faut de la main-d'œuvre pour le faire. Le tuyau de restriction à la mangeoire est suffisamment bas pour empêcher les vaches de rentrer dans la mangeoire. Toutefois, à force de s'étirer pour atteindre les aliments qui ne sont pas poussés vers elles à une fréquence suffisante, les vaches risquent davantage de s'infliger des blessures au cou.

  • Une auge peut permettre de garder les aliments plus près des vaches, de réduire le stress occasionné par les étirements faits pour atteindre les aliments, de réduire les blessures au cou ou de réduire la main-d'œuvre nécessaire pour pousser les aliments.
  • La hauteur du muret délimitant l'auge à l'avant peut être dictée par le dégagement exigé par la goulotte de déchargement du chariot à aliments (mélangeur de RTM).
  • Un couloir d'alimentation surélevé offre automatiquement un muret.
  • On peut ériger un muret en béton, en plastique ou en bois pour modifier une mangeoire qu'on balaie.
  • Une innovation récente que l'on doit à un producteur de l'Ontario est une auge rétractable dotée d'un muret qu'on peut relever pour nettoyer de la table d'alimentation et abaisser pour garder les aliments près des vaches. Voir la figure 34.

Figure 33. Photo d'un couloir d'alimentation surélevé dans une étable à stabulation libre. Une flèche pointe vers le muret qui délimite la mangeoire.

Figure 33. Ici, le couloir d'alimentation est surélevé d'environ 15 cm (6 po) par rapport à la table d'alimentation (mangeoire) et la table d'alimentation est surélevée de 10 cm (4 po) par rapport à la surface sur laquelle reposent les pieds des vaches. Cette auge facilite l'accès aux aliments par les vaches et réduit la main-d'œuvre nécessaire pour repousser les aliments à leur portée.

Figure 34. Photo de vaches Holstein en train de s'alimenter à la mangeoire et d'un muret constitué d'un morceau de bois qui évite que les aliments se retrouvent dans le couloir de circulation.

Figure 34. Ce muret unique garde les aliments près des vaches et peut être relevé pour distribuer les aliments et balayer.

22. Marches et élévations

  • Les marches représentent des dangers de décollement de la corne de l'onglon.
  • Au vêlage, les tissus conjonctifs qui relient la phalange distale (os du pied) à l'onglon se relâchent, puis se resserrent en quelques semaines. L'os du pied a alors une plus grande mobilité à l'intérieur de l'onglon, ce qui entraîne des risques accrus de blessures à la sole et de formation d'ulcères de sole.
  • Pour comprendre ce qui se passe dans l'onglon, il suffit de déambuler dans l'étable les bottes délacées. Le bâtiment idéal ne devrait comporter qu'une seule marche, soit entre le couloir de circulation et la plate-forme.
  • Les planchers raclés par un tracteur ou les planchers en caillebotis sont parfois dépourvus de marche à l'intersection des couloirs.
  • Les raclettes ont besoin d'une bordure qu'elles puissent longer.
  • Il arrive que le plancher des intersections des couloirs soit plus bas (p. ex., de 8 cm [3 po]) que la surface des plates-formes des logettes qui elle est à 15 cm (6 po) du plancher.
  • Des virages serrés vers les couloirs de retour ou au sortir de la salle de traite constituent des dangers de décollement de la corne de l'onglon chez les vaches fraîches.
  • Offrir suffisamment d'espace aux vaches pour qu'elles décrivent un arc dans les virages où elles doivent monter une marche. Éviter les espaces restreints où elles doivent pivoter sur un pied arrière.
  • Au moment de la conception ou de la construction des étables à stabulation libre, éliminer les marches inutiles à l'entrée et à la sortie des enclos, à l'intersection des couloirs ou à l'entrée des salles de traite.
  • Veiller à ce que les croquis des étables indiquent les élévations et que celles-ci soient étudiées attentivement dans le souci d'assurer le confort et la santé des vaches.

23. Biosécurité

  • La biosécurité concerne les mesures visant la propagation de maladies à l'intérieur de l'étable et à la ferme.
  • Les maladies préoccupantes sont propagées par le fumier.
  • Étudier les déplacements d'air, de fumier, d'aliments, des animaux, du matériel et des travailleurs à l'extérieur et à l'intérieur de l'étable.
  • Concevoir l'étable de manière à séparer le fumier des aliments.
  • Étudier les trajectoires qu'empruntent les humains et les vaches, le matériel de distribution des aliments et de la litière, les personnes qui déplacent le fumier et distribuent les aliments, les fournisseurs de services et les visiteurs.
  • Stocker le fumier à bonne distance de l'étable et sous le vent par rapport à celle-ci.
  • Veiller à ce que les enclos de mise bas ne soient pas adjacents à l'aire d'attente de la salle de traite.
  • À l'extérieur de l'étable, les voies empruntées pour déplacer les aliments ne doivent pas croiser celles qui sont empruntées pour transporter le fumier.
  • Aménager l'intérieur de l'étable en veillant à ce que les vaches et le matériel ne se croissent pas.
  • Dans la conception des étables à deux et à trois rangées de logettes, veiller à ce que les tracteurs, mélangeurs de RTM et dispositifs qui ramènent les aliments à la portée des vaches ne traversent pas les couloirs empruntés par les vaches et veiller aussi à ce que les vaches n'aient pas à traverser le couloir d'alimentation.
  • Une mangeoire approvisionnée par un convoyeur en hauteur n'est pas traversée par les vaches.
  • Un muret conçu pour la distribution des aliments depuis l'extérieur garde le matériel de distribution des aliments hors de l'étable. Ce type de conception évite toute circulation des vaches sur la table d'alimentation.
  • Les couloirs d'alimentation périmétriques qu'on retrouve dans les étables à quatre ou six rangées de logettes gardent le matériel de distribution des aliments hors des couloirs empruntés par les vaches en plus de garder les vaches hors des couloirs d'alimentation.

Figure 35. Une marche menant à l'aire d'attente constitue un danger pour les vaches. Vérifier les élévations sur les plans et s'assurer, en cours de construction, que des marches ne sont pas installées par erreur ou inadvertance.

  • Un muret délimitant la table d'alimentation garde le matériel de distribution des aliments hors des aliments.
  • Bien des modèles de fermes possèdent des intersections où les travailleurs chaussés de bottes sales et où les vaches traversent les couloirs d'alimentation.
  • Des stratégies d'hygiène contribuent à éviter la contamination des bottes, des pneus et des aliments par du fumier.
  • Un pont à travée levante permet aux vaches de traverser un couloir d'alimentation sans le contaminer par leurs déjections.
  • Un pont à travée levante permet au matériel de distribution des aliments de traverser le couloir emprunté par les vaches sans que les pneus ne soient souillés de fumier.

Figure 36. Photo d'un couloir emprunté par les vaches dans une étable à stabulation libre avec, à l'arrière-plan, un pont à travée levante en position levée. Une flèche pointe vers le pont levé.

Figure 36. Un pont à travée levante garde les pneus du tracteur et du mélangeur de RTM hors du fumier se trouvant dans le couloir emprunté par les vaches. Quand le pont est levé, les vaches ne contaminent pas le couloir d'alimentation. L'exemple finlandais photographié ici est actionné par un système hydraulique.

  • Une passerelle permet aux travailleurs de traverser le couloir des vaches sans contaminer leurs bottes.
  • Des robinets et des boyaux situés à des emplacements stratégiques permettent aux travailleurs de laver leurs bottes lorsqu'ils sortent d'un couloir emprunté par les vaches, avant d'entrer dans les couloirs d'alimentation.
  • Des pentes et du matériel de lavage permettent de nettoyer les points d'intersection avec les couloirs d'alimentation.
  • Une bordure à l'extrémité de la table d'alimentation garde les aliments hors de l'intersection au bout du couloir d'alimentation.
  • Guider les visiteurs le long de trajectoires propres et non vers les couloirs empruntés par les vaches.

Figure 37. Photo d'une passerelle surélevée et d'hommes qui y circulent, à l'intérieur d'une étable à stabulation libre. Une flèche pointe vers la passerelle surélevée.

Figure 37. Une passerelle garde les bottes propres aux endroits qui traversent un couloir emprunté par les vaches. Comme le pont est fixé à une grille, la raclette peut passer en dessous.

Figure 38. Photo prise de l'extérieur d'une étable à stabulation libre montrant un mur doté de panneaux translucides servant à la distribution des aliments. Une flèche pointe vers le mur.

Figure 38. En Finlande, Jouni Pitkäranta conçoit des étables dotées d'un mur permettant la distribution des aliments depuis l'extérieur. La paroi de ce mur est faite de panneaux translucides qu'on peut ouvrir et fermer à distance. L'été, les panneaux sont ouverts horizontalement pour permettre une ventilation complète. Les tracteurs et mélangeurs à RTM ne pénètrent plus dans l'étable. La nouvelle version utilise un rideau à la place du panneau translucide.

Figure 39. Photo de l'intérieur d'une étable à stabulation libre. La photo montre un tuyau d'eau rouge qui pend à côté d'une barrière.

Figure 39. Le tuyau rouge et la buse de pulvérisation bleue sont des rappels visibles aux travailleurs de laver leurs bottes avant de sortir des enclos et d'entrer dans le couloir d'alimentation. Leur emplacement est adjacent à l'endroit où les travailleurs traversent une mangeoire.

Figure 40. Croquis montrant les mesures d'un poteau de 102 cm (40 po) de haut et de 5 cm (2 po) de large et d'une barre d'arrêt à la mangeoire.

Figure 40. Les dispositifs de restriction à la mangeoire formés de poteaux et de tuyaux doivent être fonction des mensurations des vaches qui fréquentent la mangeoire. Pour la plupart des vaches Holstein, le muret de la mangeoire devrait être de 51 cm (20 po) plus haut que la surface sur laquelle les vaches se tiennent debout, afin d'éviter les blessures au niveau des pointes de poitrine. Cette hauteur permet par la suite l'ajout de cornadis autoverrouillables. Les modèles de conception récente permettent le réglage vertical et horizontal du tuyau comme le montrent les photos qui précèdent. La table d'alimentation doit arriver à 10-15 cm (4-6 po) au-dessus des pieds des vaches. (Figure offerte gracieusement par H. House, MAAO)

Figure 41. Croquis montrant les dimensions d'un cornadis autoverrouillable à la mangeoire. Celui-ci mesure 216 cm (85 po) de haut et 15-20 cm (6-8 po) de large.

Figure 41. Le croquis montre une installation type pour un cornadis autoverrouillable à la mangeoire. La bordure de mangeoire est ici plus basse que dans le cas d'une installation avec poteau et tuyau. La hauteur du muret de la mangeoire en béton devrait être ajustée en fonction du gabarit des vaches, afin d'éviter les blessures aux pointes de poitrine. La barre supérieure doit arriver plus haut que les épaules des vaches les plus grandes du groupe. Certaines vaches Holstein à maturité sont hautes de plus de 1,60 m (63 po). (Figure offerte gracieusement par H. House, MAAO)

Figure 42. Croquis montrant une logette revêtue d'un matelas rempli de caoutchouc.

Figure 42. Le croquis montre une logette revêtue d'un matelas rempli de caoutchouc. Le tableau montre les variations dans les dimensions des logettes qui visent à adapter celles-ci aux besoins des génisses à leur première lactation, des vaches laitières à maturité et des vaches taries. La pente de la logette est de 25 cm/m (1/4 po/pi). Pour faciliter l'allongement de la tête vers le côté au moment du lever, le dessus de la membrure inférieure de l'élément séparateur ne doit pas arriver à plus de 30 cm (12 po) de la surface du matelas. La position la plus avancée de la barre de cou devrait permettre à la majorité des vaches de se tenir bien droite dans la logette avec les quatre pieds reposant sur la plate-forme. En général, la barre de cou est fixée directement au-dessus de la bordure d'arrêt ou à 5 cm (2 po) derrière celle-ci. (Figure offerte gracieusement par H. House, MAAO)

Figure 43. Croquis montrant les dimensions d'une logette à litière de sable entourée d'éléments séparateurs à membrures très écartées.

Figure 43. Cette figure montre les dimensions d'une logette avec litière de stable entourée d'éléments séparateurs à membrures très écartées. On voit les dimensions suggérées pour des vaches à leur première lactation, des vaches à maturité et des vaches à maturité en préparation de vêlage. La position avant de la barre de cou correspond à la longueur de la plate-forme diminuée de la largeur de la bordure de béton. Comme les vaches ne se tiennent pas sur la paroi inclinée de la bordure, elles se tiennent en diagonale devant la bordure si la longueur de la logette le permet. La position arrière de la barre de cou décourage les vaches de se tenir les quatre pieds sur la plate-forme, ce qui salit davantage la logette. En effet, la position arrière force les vaches à se tenir en position « perchée » dans les logettes. Toutefois, si la couche de sable est moins épaisse, le degré d'élévation des pieds avant peut être minime. La hauteur de la barre de cou varie avec l'épaisseur de la couche de sable et devrait être au moins à 1,12 m (44 po) au-dessus du sable. (Croquis offert par MM. Cook et Nordlund, Univ. du Wisconsin, Vet Clin Food Anim 20 [2004])

Figure 44. Croquis montrant des logettes face à face ouvertes à l'avant avec litière de sable.

Figure 44. Le croquis montre des logettes face à face ouvertes à l'avant avec litière de sable. Le tableau montre les variations dans les dimensions des logettes qui visent à adapter celles-ci aux besoins des génisses à leur première lactation, des vaches laitières à maturité et des vaches taries. La figure illustre aussi un élément séparateur à membrures peu écartées et l'absence de bordure d'arrêt. Les membrures sont peu écartées et le dessous de la membrure inférieure est plus distancé du sol que dans le cas des éléments séparateurs très écartés utilisés dans les étables dont les logettes sont revêtues d'un matelas. L'élément séparateur impose une certaine position à la vache et l'oblige habituellement à faire son mouvement d'élancement vers l'avant de la logette. La membrure inférieure de l'élément séparateur est suffisamment haute pour dissuader la vache d'allonger le cou entre les deux membrures, mais quand même suffisamment basse pour ne pas l'inciter à s'allonger la tête par-dessous. (Figure offerte gracieusement par H. House, MAAO)

Liste d'ouvrages

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Ceballos A, Sanderson D, Rushen J, Weary DM. Improving stall design: Use of 3-D kinematics to measure space use by dairy cows when lying down. J Dairy Sci 2004; 87(7):2042-2050.

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Fichesinfo complémentaires

Le comportement de vaches laitières dans une étable à stabulation libre ou à stabulation entravée comme mesure du confort des animaux

Dimensions des stalles de stabulation entravée - 2014


Auteur : Dr Neil G. Anderson, vétérinaire principal, Prévention des maladies chez les ruminants/MAAO
Date de création : Janvier 2014
Dernière révision : Janvier 2014

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