Cétose et Mammite à E. Coli

En 1993, des chercheurs néerlandais ont publié un article intitulé Severity of Experimental E. coli Mastitis in Ketonemic and Non-ketonemic Dairy Cows.

Dans leur étude, ils avaient montré que la mammite à E. coli était plus grave chez les vaches atteintes de cétose. Ils ont constaté qu’il existait un lien entre la gravité de la mammite et la présence de cétose, mais ils n’ont pas trouvé la nature de ce lien.

L’étude porte à croire que les effets néfastes de la cétose sur le système immunitaire sont de courte durée. Lorsque la cétose prend fin, le système immunitaire de l’animal devrait reprendre son activité normale.

Dans certains troupeaux de l’Ontario, quelques vaches souffrant de cétose sont atteintes de mammite grave. Lorsqu’un seul animal est touché, les principaux facteurs en cause sont probablement liés à cet individu et non à la gestion du troupeau dans son ensemble.

Le problème revêt une tout autre dimension là où l’on trouve des groupes entiers de vaches qui viennent de vêler, qui sont atteintes de cétose et qui sont exposées à des risques de mammite grave. Dans certains troupeaux, ce phénomène est lié à un changement d’alimentation, à une alimentation pre-partum irrégulière, à la mauvaise qualité du fourrage, à des périodes de surpopulation ou à des locaux inconfortables.

Pour empêcher l’apparition de la cétose, les programmes d’alimentation des vaches taries, les aliments employés et leur mode de distribution doivent être les meilleurs possibles.

Les vaches à haut risque doivent vêler dans un endroit propre et sec, ce qui réduira le nombre de bactéries pathogènes présentes dans leur pis. Avant et après le vêlage, l’animal doit être placé dans un local confortable.

Ruminations, revue Ontario Milk Producer, mars 2000.


Auteur : Ann Godkin - DMV/MAAARO
Date de création : mars 2000
Dernière révision : mars 2000

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