L'effet du 'facteur humain' sur la qualité du lait

En 1990, au Royaume-Uni, on a effectué une recherche sur les facteurs susceptibles d’affecter la qualité du lait. Les écarts observés dans le rendement des élevages dépendaient plus de l’attitude des exploitants que de leur mode de gestion.

Les nombres peu élevés de cellules somatiques dans le lait en vrac étaient liés au traitement aux antibiotiques au moment du tarissement et s’observaient plus souvent là où les producteurs avaient une bonne attitude vis-à-vis de la traite. Les producteurs gérant des troupeaux laitiers à forte production recherchaient généralement des informations fiables dans ce domaine.

Plus récemment, des chercheurs néerlandais ont classé 201 troupeaux en deux grandes catégories selon leur mode de gestion : CA (« propre et précis », clean and accurate), et QD (« expéditif et sale », quick and dirty).

   Catégorie CA Catégorie QD
Bonne tenue des dossiers  56% 20%
Examen des données de production laitière le jour de la réception 89% 79%
Opération de traite appréciée 88% 76%
Connaissance de toutes les vaches du troupeau 94% 69%
Cour propre 95% 58%
Espace de réservoir à lait propre 19% 8%
Murs de la salle de traite propres 88% 68%


La bonne tenue des dossiers reflète l’intérêt du producteur pour le fonctionnement de son exploitation. Le fait de connaître les vaches ne suffit pas à faire diminuer l’incidence de la mammite, mais dans ce cas les producteurs sont plus susceptibles de montrer un vif intérêt et d’identifier les problèmes éventuels.

Soixante-quatorze pour cent des troupeaux dont le lait contenait un petit nombre de cellules somatiques se trouvaient dans la catégorie CA, et 73 % de ceux donnant un nombre élevé de cellules somatiques étaient classés dans la catégorie QD.

Les producteurs dont les troupeaux donnaient un nombre peu élevé de cellules somatiques :

        • étaient plus jeunes;
        • avaient des enfants d’un niveau de scolarité plus avancé;
        • étaient plus prêts à investir pour améliorer leur exploitation à long terme;
        • tenaient mieux leurs dossiers et accordaient plus d’attention à chacune des vaches individuellement;
        • adoptaient plus souvent des mesures efficaces de prévention de la mammite.

Les producteurs dont le mode de gestion s’apparente plutôt à la catégorie QD ont besoin qu’on leur décrive précisément les pratiques qu’on leur demande de mettre en oeuvre et qu’on leur en fasse la démonstration. On doit leur expliquer comment effectuer ces tâches et à quelle fréquence. Le programme général devrait inclure un suivi plus fréquent du mode d’exécution de ces tâches.

Les personnes de la catégorie CA font d’excellents préposés à la traite.

Ruminations, revue Ontario Milk Producer, décembre 2000.


Auteur : Dr. Ann Godkin - DMV/MAAARO
Date de création : décembre 2000
Dernière révision : décembre 2000

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