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Avis à l'industrie
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| Auteur : | Paul Innes, Lead Veterinarian -
Provincial Biosecurity - Office of the Chief Veterinarian/OMAFRA |
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| Date de création : | 17 December 2008 |
| Dernière révision : | 17 December 2008 |
Un cas clinique de laryngotrachéite infectieuse (LTI) a été confirmé dans un troupeau de volailles du comté d'Oxford. Le diagnostic, basé sur des échantillons soumis au Laboratoire de santé animale de l'Université de Guelph, a été émis le 11 décembre 2008. Le MAAARO travaille de concert avec l'industrie et le vétérinaire de l'exploitation agricole concernée en vue de réduire les risques de propagation de la LTI à d'autres fermes.
Les éleveurs sont tenus d'intensifier leurs mesures de
biosécurité. Le secteur des services, de même
que les abattoirs provinciaux et fédéraux agréés,
ont également été avisés de resserrer leurs
mesures de biosécurité.
La LTI est une maladie respiratoire aiguë causée par un virus
de l'herpès qui peut entraîner des pertes majeures au sein
des industries du poulet à griller et de la poule pondeuse. La
maladie est davantage associée aux poulets, mais elle peut aussi
infecter des oiseaux apparentés comme le faisan et le paon. L'Ontario
a déjà connu des flambées de LTI dans le passé.
Le virus de la LTI ne se transmet pas aux humains.
Le taux de mortalité dans les troupeaux atteints est habituellement
faible, bien qu'il puisse excéder 20 % dans certains cas. Les excrétions
des volailles rétablies peuvent prolonger l'infection dans le troupeau
pendant longtemps. En général, la maladie se caractérise
par des halètements, des extensions du cou, des larmoiements (conjonctivite),
l'enflure des sinus et un écoulement nasal persistant. Dans les
cas graves, on observe une toux sévère avec des traces évidentes
de sang dans la tranchée.
LA LTI se propage relativement lentement dans le troupeau, c'est-à-dire
entre 2 et 4 semaines. La contamination s'effectue principalement
par les personnes, les véhicules ou l'équipement contaminés
des fermes infectées. Les éleveurs doivent porter une attention
particulière à l'élimination des oiseaux morts et
du fumier, car le virus peut se propager par ces voies. On recommande
aux exploitations infectées de composter partiellement le fumier
dans le poulailler pendant au moins trois jours avant de le transférer
pour un compostage complet sur le site d'élevage.
La meilleure méthode de prévention consiste à avoir
recours à des mesures de biosécurité. L'emploi non
judicieux de vaccins peut causer une infection clinique et aggraver la
propagation de la maladie. Les éleveurs doivent consulter leur
vétérinaire afin de déterminer les mesures de biosécurité
qui sont le plus appropriées à leur exploitation.
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