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Influenza aviaire hautement pathogène (IAHP)
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| Auteur : | Paul Innes - Scientifique vétérinaire - épidémiologie/MAAARO |
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| Date de création : | 01 juin 2005 |
| Dernière révision : | 7 janvier 2008 |
Selon des rapports récents en provenance de la Chine, le virus H5N1 pourrait s'être propagé bien au-delà de ce que l'on avait d'abord cru. Le virus H5N1 a été mis en évidence dans des échantillons prélevés chez des oiseaux d'un refuge d'oiseaux migrateurs du centre de la Chine, où plus d'un millier de cadavres d'oiseaux, de canards, de mouettes et de cormorans avaient été découverts. Pour l'instant, il n'existe aucune certitude que la mort de tout ou partie de ces volatiles ait été causée par le virus H5N1, mais force est de constater que le virus peut se diffuser rapidement à la faveur des déplacements des oiseaux, sauvages et commerciaux, et des personnes.
Depuis la fin de 2003, plusieurs pays de l'Asie de l'Est ont été aux prises avec des foyers d'infection dûs à la souche H5N1 du virus IAHP. Cette souche a déjà infecté plusieurs espèces d'oiseaux, dont les poulets, les oies, les canards et la sauvagine. L'abattage préventif de millions de volailles commerciales a entraîné des conséquences importantes, tant économiques que sociales, pour les populations des régions touchées. Le virus s'est également propagé aux humains, faisant plus de 50 morts. L'Organisation mondiale de la santé (OMS) redoute une possible recombinaison du virus de l'influenza aviaire avec le virus de l'influenza humaine, ce qui provoquerait une pandémie. L'OMS estime que ce virus est dorénavant établi dans cette région de l'Asie et que son éradication demandera à l'ensemble du secteur avicole des années d'efforts soutenus et ciblés. Ces efforts reposeront sur la surveillance, la vaccination et des mesures de biosécurité rigoureuses.
En 2004, le Centre canadien coopératif de la santé de la faune, avec l'aide financière du gouvernement de l'Ontario et du Conseil de l'industrie avicole, a procédé à des dépistages du virus de l'influenza aviaire et du virus de la maladie de Newcastle sur plus de 400 cormorans abattus sur le lac Ontario. Aucun des deux virus n'a été mis en évidence.
Durant l'hiver et le printemps de 2005, les laboratoires vétérinaires ont isolé la souche H3 du virus de l'influenza chez des porcs de l'Ontario et de l'ouest du Canada. Cette souche a également été isolée chez des dindons de la Colombie-Britannique. Aucun cas de maladie clinique imputable à la souche H3 n'a été signalé chez les volatiles, ni chez les humains, mais il est clair que les souches d'influenza traversent facilement la barrière des espèces et qu'elles sont susceptibles de muter ou de se recombiner pour engendrer des souches capables de conséquences graves pour la santé des volailles ou des humains.
Le Réseau ontarien de surveillance de la santé animale, par l'intermédiaire du MAAARO, le Laboratoire d'hygiène vétérinaire et l'Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA-Ontario) continuent de surveiller ces virus, et d'autres, qui constituent des menaces pour la santé de l'aviculture en Ontario. De l'information et des conseils experts sont dispensés par les vétérinaires du MAAARO, du Laboratoire d'hygiène vétérinaire et de l'ACIA dans le domaine de la biosécurité, des maladies animales exotiques nouvelles et du dépistage.
Les populations d'oiseaux sauvages, tout comme les oiseaux de compagnie importés, peuvent être des réservoirs d'agents pathogènes dangereux comme le virus de l'influenza aviaire. Il est important que les producteurs avicoles, les vétérinaires et le personnel du secteur avicole appliquent à la lettre et en permanence les mesures de biosécurité nécessaires, peu importe la région ou le moment où des foyers de maladies sont signalés. La biosécurité est le devoir de tous et une responsabilité de tous les instants.
Les producteurs devraient consulter leur vétérinaire pour obtenir les conseils et les ressources appropriés. La BC Poultry Association a récemment publié un manuel sur la biosécurité intitulé Vigilance Should Be Constant. Les vétérinaires, y compris ceux qui doivent soigner des oiseaux exotiques ou sauvages, se doivent d'être à l'affût des signes de l'influenza aviaire et des autres maladies animales exotiques et, en face de cas suspects, doivent soumettre des échantillons au Laboratoire d'hygiène vétérinaire pour confirmer leur diagnostic. Lorsqu'ils soupçonnent un cas d'influenza aviaire, ils doivent également consulter le vétérinaire de district de l'ACIA.
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