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Bursite infectieuse aviaire (maladie
de Gumboro)
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| Auteur : | Le personnel du MAAARO |
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| Date de création : | 18 novembre 2008 |
| Dernière révision : | 18 novembre 2008 |
Ce syndrome a été constaté la première fois en 1962 près de Gumboro, au Delaware. Il a été détecté pour la première fois en Ontario en 1970. Il semble être presque universellement répandu dans les zones d'élevage de poulets à griller.
La maladie de Gumboro est causée par un petit virus résistant
qui présente de nombreuses caractéristiques similaires au
groupe des réovirus. C'est un organisme qui résiste à
de larges intervalles de températures et de pH, mais qui peut être
éradiqué par la plupart des désinfectants (formaline,
crésol, iode, etc.). Le virus se propage rapidement par contact
direct d'un oiseau à l'autre et il peut survivre pour de longues
périodes sur des surfaces inertes, des aliments pour animaux contaminés,
etc. Il ne semble pas se propager dans l'air.
Parmi les signes évidents notons de la diarrhée blanchâtre,
liquide ou avec du mucus, une litière très collante et les
plumes souillées près de l'anus. De nombreux sujets atteints
ne semblent pas vouloir bouger et ont tendance à s'asseoir. Ils
sont abattus et déshydratés, il y a des décès
et l'appétit est réduit dans le troupeau. L'incidence de
maladies secondaires comme les infections d'E. coli, la maladie de Marek,
la dermatite gangréneuse et l'hépatite à corps d'inclusion,
peut augmenter et les taux de condamnation peuvent être plus élevés.
Le nombre de cas de mortalité peut passer de normal et acceptable
à un total de 15 %, mais le taux est d'ordinaire faible. Quatre
jours après l'apparition des symptômes, la mortalité
atteint son point culminant puis elle revient à la normale en moins
d'une semaine. Le nombre de sujets affectés dans un troupeau (la
morbidité) est variable et peut atteindre 100 %. Les sujets atteints
ne meurent pas si de bonnes pratiques de gestion sont prises et que les
facteurs de stress sont réduits au minimum. Des maladies subcliniques
peuvent semble-t-il se manifester et détruire le système
immunitaire des sujets sans causer de maladies apparentes dans un troupeau,
jusqu'à ce que des infections secondaires se développent.
Le virus cible principalement la bourse de Fabricius, organe qui protège
les jeunes oiseaux contre les maladies. Normalement, cet organe régresse
à mesure que les oiseaux approche de la maturité. Ainsi,
la bursite infectieuse est plus importante chez les jeunes âgés
jusqu'à quatre mois, la période la plus critique se situant
chez les poussins entre deux et quatre semaines. Le virus détruit
de nombreuses cellules de la bourse de Fabricius et l'inflammation causée
augmente la taille de cet organe. De la fièvre peut survenir, peut-être
de la dépression et de la déshydratation. Cette dernière
peut endommager les reins (néphropathie). À l'occasion il
y aura des lésions hémorragiques sur tout le corps, sur
la poitrine et les muscles de pattes. Parmi les découvertes post
mortem notons les reins enflés, pâles, la bourse anormalement
grosse ou petite, des lésions hémorragiques sur les muscles
et possiblement des dommages à la rate, au thymus ou aux amygdales
caecales.
Le diagnostic s'effectue à partir de l'histoire du troupeau et
de l'examen post mortem, puis il est confirmé par l'isolation et
l'identification du virus. Avec les techniques de sérologie et
les méthodes d'immunofluorescence actuelles il est possible de
mieux identifier l'agent à l'origine de la maladie. L'histologie
pathologique de la bourse peut aussi préciser le diagnostic.
Aucun agent chimiothérapeutique ou antibiotique connu n'est efficace
pour traiter ou combattre la bursite infectieuse. La pharmacothérapie
est souvent à déconseiller en présence de dommages
graves aux reins. Il peut être recommandé de donner des vitamines
multiples ou des électrolytes ou les deux, dans les troupeaux où
la maladie sévit depuis relativement longtemps et où l'appétit
est faible. Une bonne ventilation, des températures chaudes et
de l'eau fraîche permettent de réduire la mortalité.
Si des infections secondaires commencent à causer problème,
l'antibiothérapie peut être nécessaire, mais doit
rester minimale.
Après la mise en marché d'un troupeau malade, la ferme doit
être complètement dépeuplée de tous les oiseaux.
Éliminer toute la litière et les aliments non utilisés,
nettoyer à fond et désinfecter tous les bâtiments
et l'équipement. La fumigation au formaldéhyde est recommandée
quand c'est possible (c'est une manuvre dangereuse qui doit être
exécutée par des personnes expérimentées).
Il faut laisser les bâtiments vacants pendant trois semaines. Des
vaccins sont offerts dans certains pays, mais ils ne sont toutefois pas
encore disponibles au Canada. La lutte contre les rongeurs, les insectes
et les oiseaux sauvages est aussi importante pour maîtriser les
maladies infectieuses.
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